Il s'agit, pour les concurrents, qui sont 8 au départ, de parcourir une piste développant entre 340 m et 400 m (à l'aide d'un vélo de bicross). Cette piste a la particularité d'être parsemée d'obstacles qui, soit se sautent, soit s'enroulent par cabrage du vélo sur la roue arrière. C'est un sport acrobatique et spectaculaire demandant des qualités physiques telles que la vélocité, la puissance, l'explosivité et l'endurance. Les pratiquants de ce sport sont des pilotes (on dit aussi parfois bicrosseur, rider, bmxeur ou bmxer). Ce sport dit « extrême » est devenu discipline olympique pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008.
En freestyle [modifier]
On appelle un freestyler un rider qui utilise son BMX pour faire des figures. Contrairement au BMX race qui est affilié à la FFC (Fédération française de cyclisme), le BMX freestyle est une pratique libre et non gérée par une quelconque fédération. Ainsi, le BMX freestyle est en quelque sorte régi par ses pratiquants. Au niveau français, ce sont en général les rideurs qui organisent les compétitions. Les juges sont d'anciens riders ou encore riders mais expérimentés. Les riders sont jugés sur les figures effectuées et leur difficultés mais aussi sur l'originalité et le style.
Le flat [modifier]
Une figure de Flat
Le flat est une discipline qui se pratique avec un BMX, mais qui est devenue une discipline à part entière qui se détache un peu des autres disciplines. Elle consiste à faire des figures ou enchaînements de figures exclusivement sur un sol plat, souvent en équilibre sur une seule roue. (figures souvent effectués sur des repose-pieds appelé pegs, tubes cylindriques en acier ou alu rajoutés au centre de chaque roues).
Le flat évolue très rapidement depuis quelques années, et devient plus une forme d'art qu'un sport à part entière, discipline très exigeante que l'on pourrait comparer à une danse, semblable au breakdance, la danse hip-hop. De ce fait, dans les compétitions, (plus souvent appelées Contest ou jam), l'originalité et le style des pratiquants sont largement mis en avant au détriment du côté purement sportif et compétitif. L'originalité des tricks fait la différence en compétition. Pour le flat on utilise un vélo plus court et plus léger ce qui permet un meilleur maniement. Beaucoup de flatlanders utilisent seulement le frein avant ou pas de frein du tout ce qui rend la pratique plus difficile mais aussi plus impressionnante et aussi beaucoup plus fluide. Au niveau des repose-pieds on peut remarquer une différence avec les autres pratiques, en effet ceux-ci sont plus gros et accrochent aux chaussures. Les légendes américaines comme Bob Haro, RL Osborn, Dennis McCoy, Kevin Jones, Chase Gouin, ou européennes Martti Kuoppa, Viki Gomez et certains français comme Alexis Desolneux, et bien d'autres ont, chacun à leur époque, fait avancer la discipline. Les Japonais pratiquent en masse cette discipline et font actuellement partie des meilleurs mondiaux enchainant des tricks originaux et très rapides.
Le dirt [modifier]
Le dirt est la discipline qui consiste à exécuter des tricks (figures) sur des bosses en terre lors de compétitions de sport extrèmes. Les bosses sont toujours construites par les utilisateurs eux-mêmes. La difficulté du dirt étant que les bosses d'appel et de réception sont en général espacées de plusieurs mètres, formant ainsi un creux entre-elles. Par ailleurs, l'autre difficulté dans cette discipline étant de réussir à placer des figures pendant le saut. De nos jours, le dirt est une discipline qui demande de l'engagement, a fin de réussir les figures actuelles telles qu'un 360°, ou un backflip (salto arrière), le frontflip (salto avant), le tailwhip (le cadre du vélo effectue une rotation autour du tube de direction) et bien d'autres figures (busdriver, no hand, superman ...). La liste de ces figures est presque infinie, et les meilleurs arrivent à placer plusieurs figures dans un seul saut.alexandre caye est champion du monde bicross de saut.
Le street [modifier]
Figure sur rampe, aux Suzuki BMX Masters 2006 à Cologne
Comme son nom l'indique le street se pratique dans la rue, sans règle ni contrainte. Le but est d'utiliser le mobilier urbain a fin d'y effectuer des figures. Le rider se sert de plans inclinés, de murs, de mains-courantes, de murets sur le côté d'escalier, et de toutes autres installations non prévues à cette effet. A la base le street est venu souvent d'une absence de structures (skateparks) mais c'est en train de devenir la discipline la plus en vogue dans les videos et les magazines spécialisés. La grande tendance actuelle est de faire du street sans avoir de frein. Une autre très forte tendance actuelle et de faire des figures en les enchainant le plus proprement possibles sur plusieurs obstacles qui se suivent, et donc de créer une "ligne" la plus fluide et complète possible. La base du street est la technique du "bunny hop" qui consiste à décoller les deux roues sans tremplin. Certaines figures de motocross freestyle peuvent être réalisées en street.
Le park [modifier]
Le park est la discipline la plus connue du BMX freestyle, notamment grâce aux contests tels que les XGames, les Gravity Games... Le principe du park, est de réaliser des tricks sur les modules présents dans l'aire du park (quarters, plans inclinés, curbs, rails, walls...). Le park est en quelque sorte la combinaison entre toutes les disciplines du BMX (dirt, street, flat) car grâce à la diversité des modules, il est possible de réaliser des figures aériennes comme en dirt sur une fun-box ou bien des grinds comme en street sur les curbs et rails et des figures au sol sur les plateformes des quarters comme en flat. Le problème du park étant son manque d'infrastructures. En effet, les villes sont rarement dotées de structures nécessaires à la pratique; ainsi les bmxeurs se tournent vers le street (avec les inconvénients qu'il engendre comme les dégradations du mobilier urbain) ou vers le dirt car il est parfois plus facile de creuser quelques bosses en terre que de construire un skatepark.
La vert' [modifier]
La vert' (abréviation de Vertical) est le nom donné à la pratique qui consiste à faire des tricks dans une rampe en forme de "U" . La difficulté étant que les parois de la rampe finissent à la verticale (de 30 à 70 cm suivant les rampes). La vert est de moins en moins pratiquée de nos jours car c'est une des disciplines les plus exigeantes du BMX, demandant des années d'entraînement et des structures lourdes. Les plus grands champions de la vert' sont Matt Hoffman (qui a littéralement dédié sa vie à la discipline), Dave Mirra, l'anglais Jamie Bestwick tous plusieurs fois médaillés d'or aux X-Games et Gravity Games. Une rampe classique mesure généralement 3,50m (plutôt 4m de nos jours) de haut et les meilleurs arrivent à décoller 3m ou 4,50m au dessus de la rampe. Une mode récente est celle des rampes qui mesurent le double d'une rampe normale, permettant des sauts à plus de 6 m. Une folie imaginée par Matt Hoffman vers 1993... Cette "discipline" fait depuis 2007 partie des X-Games.

